François Hollande au G8, et la première victoire des mots.
Le sommet du G8 se termine par une victoire des mots qui n’est pas une simple victoire de façade.
Le sommet du G8 a enfin reconnu explicitement la croissance et l’emploi comme le remède de fond à apporter à la crise financière. Jusqu’alors, il n’était question que d’austérité et de rigueur, longues plaintes ponctuées des communiqués punitifs de Mme Merkel et de M. Sarkozy.
Que des mots dit M. Copé. Mais les mots, ce sont précisément eux qui avaient fixé le cadre des politiques d’austérité en voie d’achever la Grèce quand ce ne sera pas le tour de l’Espagne puis de l’Italie et pourquoi pas de la France, et dans quel état ?
Nul ne nie la gravité de la situation. Chacun connait la situation des finances publiques détériorée un peu plus par dix ans de gestion de droite au passage, ce qui devrait conduire M. Copé à plus de retenue dans ses critiques. Mais la fiscalité ne résoudra pas tout. Sans croissance il sera impossible de combler, même dans le temps, les déficits accumulés et de sauver et de créer des emplois.



