La gauche radicale au tamis de l’Europe

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Les effets de la crise grecque ne sont pas près de s’éteindre. Après un très long dimanche d’hésitation entre le Grexit temporaire demandé par Schäuble, en phase avec l’Europe du Nord, et le maintien sous conditions de réformes avec en tête, la France, puis le FMI rallié sur injonction de Barack Obama, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, un accord a finalement été trouvé : la Grèce reste dans la zone Euro, et un troisième programme d’aide est à l’étude.

À l’issue de cette crise qui aura été le laboratoire de la solidité européenne, les recompositions seront nombreuses. Ainsi, en France, on a vu Jean-Luc Mélenchon, habituellement hostile jusqu’au mépris à l’égard de François Hollande lui dire « bravo » et au passage souligner tout le bien qu’il pensait du discours de Manuel Valls. Il est vrai que ce qui se déroule aujourd’hui bouleverse les dogmes de la gauche radicale.

En effet, Aléxis Tsípras et Syriza se battent non pour partir mais pour rester. Et, de surcroît, Tsípras a eu un réflexe démocratique : demander l’accord du peuple pour continuer et réunir tous les partis politiques, à l’exception des néonazis, au point que Potami, le parti centriste grec, propose un gouvernement de coalition sous la direction de Tsípras.

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