La maladresse d’Emmanuel Macron et le bal des hypocrites

 

macronLa fureur déclenchée par les propos d’Emmanuel Macron n’a d’égale que l’hypocrisie de ceux qui s’indignent.

Sûr que le mot a pu blesser, l’illettrisme caractérise la situation d’une personne qui ne domine pas parfaitement la lecture des chiffres, la lecture.

Donc une personne affaiblie pour affronter une nouvelle situation sociale et soumise à la précarité de l’emploi qu’elle occupe. C’est le cas de certaines salariées de Gad.

Les propos du ministre ne disaient rien d’autre à savoir qu’on ne pouvait pas les considérer comme du coke en stock, les déplacer comme des pions.  Maladroits, ils n’en étaient pas moins bienveillants, solidaires.

Certains ont dit que cela trahissait son origine sociale, peut-être, et ce n’est même pas sûr.

Dans tous les cas son intention était bonne, et certainement pas méprisante dans les objectifs recherchés.

Quant à ceux qui s’attachent aux formes, hier, à la défense  des « sans-dents », aujourd’hui à la dignité des salariées de Gad, souhaitons qu’on les entende encore demain s’ils reprenaient le pouvoir.

On voit bien ce qui dicte leur souci de la forme. Je ne suis pas sûr qu’ils aient alors le même souci de fond.

Alors on regrettera M. Macron

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Invité du Club de la Presse sur Europe 1

Invité hier soir au Club de la Presse sur Europe 1

Vous pouvez revoir l’émission en vidéo :


Jean-Pierre Mignard dans « Le Club de la Presse… par Europe1fr


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Les séparatistes pro-russes, appuyés par l’armé de Poutine, envahissent la ville de Marioupol, au sud-est de l’Ukraine.

C’est très difficile à dire, c’est très difficile à accepter, c’est très difficile à envisager et c’est très difficile à concevoir mais la vérité est là, elle est terrible et elle s’impose à nous : la guerre est à nos portes.

Il ne faut pas laisser faire Poutine.

Nous avons manifesté pour Gaza.
Nous manifesteront pour les chrétiens et les yazidis.
Il faut manifester pour le peuple ukrainien.

De grands stratèges…

MM. Juppé et Fillon aiment tant l’unité nationale qu’ils souhaitent publiquement la démission du Président de la République, signifiant ainsi qu’ils ne sont plus gaullistes et qu’ils n’ont plus la moindre estime pour la 5e République.

Voilà le scénario :

Dans un premier temps le premier ministre doit poser la question de confiance.
Dans un second elle est refusée
Dans un 3e la dissolution est ordonnée
Dans un 4e la gauche est battue et l’UMP triomphe
Dans un 5e la nouvelle majorité refuse la cohabitation
Dans un 6e le président est contraint de démissionner
Dans un 7e temps une élection présidentielle est organisée
Dans un 8e temps  …Marine Le Pen est élue

MM. Juppé et Fillon restent, on le voit,  d’excellents stratèges. Avec eux dormons tranquilles…

Emmanuel MACRON n’est pas le problème. Il a l’immense mérite d’être un homme intelligent, chaleureux et sympathique et parfaitement conscient des questions sociales.

Ni sa personnalité ni son histoire sociale ne sont en cause. La question est beaucoup plus rude : les dirigeants économiques du pays sont-ils prêts à jouer le jeu du pacte de responsabilité, c’est-à-dire à innover, à investir et à créer des emplois ? Pour l’instant on distribue des dividendes aux actionnaires. En d’autres termes y croient-ils ?

Ensuite le monde syndical est fragmenté en France et donc il est faible. Or, tout projet social-démocrate réclame un mouvement syndical fort.

Le gouvernement pourra-il y suppléer ? Un gouvernement seul ne suffit pas. Ou alors il doit élargir sa base mais la division du pays opérée par les institutions de la 5ème république le prive de cette possibilité. Mendes-France a tout dit là-dessus.

Dans tous les cas, si ce gouvernement échoue, c’en est fini de la gauche de gouvernement pour longtemps dans ce pays.

Changer de Gouvernement ou changer de Constitution ?

Changer les gouvernements ne changera pas l’esprit public, il n’y aura pas de redressement possible sans effort, sans créativité économique et social, sans enthousiasme et sans fraternité. Cela suppose l’union de tous les français sur cet objectif.

Or la Cinquième République divise. Elle coupe en deux le pays, le clive là où il faudrait le rassembler. Elle le prive des alliances nécessaires, elle gèle la vie publique dans la perspective de la prochaine élection Présidentielle. Il faut se réunir pour redresser le pays, redresser la France.

La France ne peut plus se payer le luxe coûteux de la division. Il faut changer de constitution.