Gaza, la fraternité ou rien

Le Président de la République a reçu les représentants des cultes chrétien, juif, musulman et bouddhiste. Il n’y avait là que des personnes estimables et la République ne pouvait que s’honorer de les réunir.

Pour autant, le conflit israélo-palestinien et ses prolongements en France ne peut se résumer à une question de confession.

C’est un conflit politique et territorial datant de 1948 avant tout.

L’imprégnation confessionnelle rajoute au problème mais ne peut prétendre l’exprimer.

Il  faut prendre garde à ne pas confessionnaliser ce conflit qui ne trouvera pas sa solution dans la récitation de prières communes, fut-elle celle du pape, de Shimon Peres et de Mahmoud Abbas. Il fallait d’ailleurs comprendre cette prière, c’était un appel à tous pour agir.

Aujourd’hui, le peuple d’Israël a un Etat sans sécurité et le peuple palestinien n’a ni Etat, ni sécurité.

Il n’est pas choquant que de jeunes français arabes soient solidaires du peuple de Gaza (même si le jeu pervers du Hamas mériterait de leur être dévoilé), comme il n’est pas choquant que de jeunes français juifs soient solidaires du peuple israélien (même si le jeu nationaliste du Likoud devrait leur être signalé).

C’est leur problème comme c’est le nôtre. D’ailleurs, la France a toujours été au cœur du monde juif et du monde arabe.

Les religieux d’ici peuvent jouer un rôle d’apaisement.

  • D’abord en étant des messagers de paix et en faisant valoir l’identité commune des religions juive, chrétienne et musulmane, au travers de la bible, l’évangile et du coran. Une lecture à trois voix serait parfois bien utile.
  • Ensuite, rappelons nous que si tant de jeunes des quartiers manifestent pour les victimes de Gaza, ce n’est que le reflet de leur propre malaise en France où les discriminations restent vives.

Beaucoup de jeunes français arabes et africains ignorent les persécutions dont ont été victimes les juifs en France.

Nous sommes trop à méconnaitre le sentiment de paria qu’éprouvent trop de jeunes français arabes en France.

C’est pourquoi il faut barrer la route à ce conflit naissant entre parias d’hier et d’aujourd’hui.

Les interdictions, les mots qui blessent, les analogies trompeuses … remuent les braises.

Il faut de la fraternité.

Manifestation en soutien à Gaza

7545126-la-manif-pro-gaza-a-paris-vire-a-l-affrontement-38-interpellationsHier samedi quartier Barbes manifestation contre la guerre à Gaza interdite. C’est un droit dont le ministre peut user. Légalement rien à dire.

Apparemment on a tiré des grenades lacrymogènes sur le cortège des manifestants à peine formé et alors qu’aucune violence n’avait été commise (sauf l’imbécilité de bruler des drapeaux israéliens mais c’est une violence symbolique).

On ne pouvait pas tenter de parlementer avant ? Que les responsables de la police rencontrent les responsables de la manifestation ? Incitent à une dispersion dans le calme ou tolèrent un rassemblement statique ? Qu’est ce qui a été tenté pour éviter l’affrontement ?

Des explications ne sont pas de trop surtout qu’il n’y a eu aucun incident dans les villes de France ou les manifestations avaient été autorisées. Il ne faut pas importer le conflit israélo palestinien en France, précisément…

L’amnésie de Monsieur Nicolas Sarkozy

Nicolas_Sarkozy

Les juges d’instruction sont indépendants. Impartiaux je ne sais, mais nous n’avons pas d’autres motifs que de les croire et s’ils sont partiaux, cela se prouve. C’est à Nicolas Sarkozy de prouver que le ou les juges sont partiaux.

Soit parce que les faits n’existaient pas, soit parce qu’ils sont exagérés, soit parce que les qualifications pénales ne sont pas les bonnes.

Dans ce cas, il faut faire un recours devant la Cour d’appel. La loi le prévoit.

Enfin, les Juges ne sont pas seuls, il y a aussi le procureur  national financier qui prend des réquisitions. Et enfin les services de police d’enquête.

Il n’y a rien à dire de plus. Cette enquête n’est pas le fait d’une ou deux femmes juges mais de tout un service.

Durant sa présidence, Monsieur Nicolas Sarkozy avait souhaité faire disparaitre les juges d’instruction.

Les affaires pénales devaient être confiées au Procureur de la République, le Parquet qui conduirait seul les enquêtes préliminaires.

Les procureurs, selon la loi organique de 1958, sont placés sous l’autorité directe du Ministre de la justice, Garde des sceaux, c’est à dire de l’exécutif politique.

Sous le quinquennat de Monsieur Nicolas Sarkozy, les procureurs pouvaient légalement recevoir des instructions du Ministre dans les dossiers. C’était la loi Perben. Les Procureurs sont ainsi une sorte de commissaires du gouvernement.

Ceci explique que la Cour Européenne des droits de l’homme dénie la qualité de magistrats aux procureurs, c’est-à-dire au parquet français. Elle considère qu’il n’est pas indépendant du pouvoir politique. C’est pourquoi, il faut que les procureurs deviennent indépendants du pouvoir politique, que la loi organique soit changée et qu’ils deviennent des magistrats à part entière.

Il faut agir Monsieur le Président de la République, il faut agir Madame TAUBIRA

Monsieur Nicolas Sarkozy quant à lui veut une justice indépendante. Il a raison. Pourquoi durant cinq années et même avant s’est-il évertué à la tenir d’une main de fer par des procureurs généraux directement liés au pouvoir politique ? Pourquoi a-t-il dû céder sur la présence des avocats lors de la garde à vue sous pression de la Cour Européenne des droits de l’homme ?

Sur ce point et ce sera mon seul commentaire, Monsieur Nicolas Sarkozy n’est pas sincère ou il n’est pas cohérent. Dans tous les cas, il est amnésique.

Jacques Toubon défenseur des droits ?

Jacques Toubon défenseur des droits ?
Il s’agit d’une fonction cruciale.
Le défenseur des droits doit être pourvu de la légitimité la plus totale.
Il ne doit être ni de droite, ni de gauche, ni du centre.
Jacques Toubon est sans doute un homme honorable, mais il est l’ancien secrétaire général d’un parti.
Il n’a jamais participé ni de près, ni de loin à l’élaboration d’une loi d’émancipation  et n’y a par ailleurs jamais associé son nom.
S’il fallait choisir un homme ou une femme de droite, il y en avait d’autres.
Il y avait d’autres hommes et d’autres femmes de gauche.
Là, vraiment, on reste interdit devant cette proposition.
Le président de la République doit proposer d’autres noms.
Celui-ci, en dehors de toute question tenant à la personne de Jacques Toubon, n’est pas acceptable.

Manifeste pour une République Nouvelle

Il faut à la France une République nouvelle. Peu importe sa numérotation.

La victoire de l’extrême-droite nationaliste aux élections européennes exige une réponse de fond au-delà des émotions et des protestations. On ne dissout pas le peuple. On doit lui donner les moyens d’une expression démocratique, fondée sur des valeurs sociales, humanistes et écologiques,  partout où elle est limitée ou sclérosée :

  • au parlement où la proportionnelle s’impose  et des formules de coalition doivent être recherchées à chaque fois que les circonstances l’exigent, comme en Allemagne ;
  • dans les territoires où la reforme suppose une participation citoyenne permanente ;
  • dans l’Etat où la technostructure pèse de tout son poids et l’étouffe et d’où la société civile et le monde professionnel sont bannis ;
  • dans la justice qui doit être organiquement indépendante des pouvoirs ;
  • dans les partis politiques dont le financement public doit dépendre de critères éthiques, et dans une répartition intergénérationnelle et paritaire des mandats ;
  • dans l’économie où les efforts n’ont de chance de réussir que s’ils sont partagés et où toute tentation oligarchique doit être repoussée ;
  • dans la démocratie européenne où le choix politique doit prévaloir sur les technostructures bancaires ou techniques, notamment dans la zone euro où un parlement doit être installé.

Enfin, les partis doivent constater la fin d’un cycle historique marqué par la Vème république. Ils doivent, pour prouver leur vitalité, oser entreprendre un processus de recomposition dans ses fondements idéologiques et dans ses relations à la société.

Le Président de la République doit situer la deuxième partie de son mandat à la hauteur des risques encourus par le pays. Ils sont immenses. Sa mission est dorénavant là. La réponse économique, indispensable, ne suffira pas. La crise est politique.

Dorénavant, la sauvegarde de la démocratie devient l’affaire de tous. Citoyens nous y œuvrerons dans les jours ou semaines qui viennent avec tous ceux, où qu’ils se situent sur l’échiquier politique, qui en ont la conviction.

 

Jean-Pierre Mignard
Avocat

 

Benjamin Stora
Historien

 

Cynthia Fleury-Perkins
Philosophe

 

Contact :manifeste.republique.nouvelle@gmail.com   

Votons pour ne pas laisser l’Europe aux populistes et aux banquiers

logosleDimanche 25 mai, la démocratie européenne connaîtra un moment historique car pour la première fois les citoyens décideront par leur vote de la personne qui incarnera « Bruxelles » pendant 5 ans.

Jusqu’aujourd’hui le président de la Commission était nommé par les chefs d’Etat européens dans des négociations de couloir, la Commission reflétant ainsi l’équilibre politique du moment entre les pays membres de l’Union européenne.

La crise a montré à quel point l’Europe était entrée dans nos vies, à quel point comptent les choix politiques de ceux qui la dirigent que seul le suffrage universel peut désormais légitimer.

Chaque grande famille politique européenne s’est dotée d’un candidat : Jean-Claude Juncker pour les conservateurs, Guy Verhofstadt pour les centristes et les libéraux, Martin Schulz pour les socialistes, José Bové et Ska Keller pour les Verts et Alexis Tsipras pour la gauche de la gauche.

Jeudi 15 mai, ils ont confronté leurs projets dans un premier débat, moment crucial de la démocratie européenne, que la télévision publique française a relégué sur sa chaîne parlementaire.

En France, dans un silence gêné, on nous promet une large progression des populistes, portés par la foule nombreuse de ceux qui voudraient hurler leur frustration dans un scrutin défouloir.

Alors que tous les sondages indiquent que l’écart entre la droite et la gauche sera très faible et que chaque bulletin comptera, les citoyens français enverraient au Parlement européen un bloc de députés stérile, inutile, votant non – c’est leur programme ! – à toute initiative d’où qu’elle vienne ?

Les citoyens doivent s’emparer de cette élection historique ! Et d’abord ceux qui partagent les valeurs de progrès, pour désigner des candidats qui mettront un frein à la seule politique d’austérité aveugle des conservateurs du président sortant José-Manuel Barroso.

Que ferait Jean-Claude Juncker en qualité de président de la Commission européenne qu’il n’a fait pendant 10 ans comme président de l’Eurogroupe ? Poser la question, c’est y répondre.

Pour une Europe démocratique, ambitieuse, écologique, solidaire, ouverte et de liberté : le 25 mai, votons pour une majorité europrogressiste !

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Tribune de l’association Sauvons l’Europe

Abolir la peine de mort, partout !

Le progrès humain n’est pas une promenade le long d’allées fleuries. Le carburant des bons sentiments y fait souvent défaut et l’horreur vaut tous les sermons. Jugez-en : Clayton Locket condamné à mort en Oklahoma a subi une exécution par injection létale d’une durée de 47 minutes.

Dysfonctionnement, infarctus, agonie, c’est-à-dire une mort dans la souffrance. Consternation aux États-Unis empêtrés dans une question technique, l’efficacité du meilleur moyen de « donner la mort », oxymore parfait.

Le Tennessee pense à revenir à la chaise électrique. Le Wyoming et le Missouri évaluent un possible retour au peloton d’exécution.


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