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Le Pape est allé très loin, il est allé là où sa compréhension de l’Evangile l’a conduit. L’ouverture sur l’accueil des divorcés remariés enfin admis dans certaines conditions à la communion, une reconnaissance enfin respectueuse des homosexuels et de ce qu’ils apportent à la société, les droits des enfants des familles homoparentales, précisément parce qu’ils sont fragiles.

 

Le Pape François dit aimer le Dieu des surprises, avec lui nous avons un Dieu des bonnes surprises.

Ce Pape est une des rares bonnes nouvelles dans ce monde terne et violent. Que les catholiques, les chrétiens et tous s’associent à lui, relayent ses propositions, fassent vivre le débat qui est lancé, prient ou tout simplement pour tous ceux qui ne croient pas, agnostiques ou athées, lui disent que c’est quelqu’un de bien, d’humain, qui rend aimable la figure de Jésus de Nazareth.
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GPA et PMA : l’intérêt de l’enfant, d’abord !

 

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La guerre fait rage dans les têtes depuis l’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), le 26 juin 2014, qui a condamné la France pour avoir refusé de transcrire sur les actes d’état civil un enfant né de mère porteuse à l’étranger.

Les victimes sont connues : les enfants. Le débat devant la Cour a porté sur l’un des effets de la gestation pour autrui (GPA), plus que sur son caractère licite ou non, la France restant souveraine sur ce point.

Dans un avis rendu public le 23 septembre 2014, la Cour de cassation a ouvert, elle, la possibilité dans un couple de femmes d’une adoption d’un enfant né après une procréation médicale assistée (PMA), réalisée à l’étranger. Il s’est agi d’une insémination artificielle avec donneur, effectuée en Belgique.

Ces deux décisions rendues par la Cour de Strasbourg et la Cour suprême en France ont, à l’évidence, des conséquences, ceci expliquant la résilience de la « Manif pour tous » contre la GPA et la PMA, du 5 octobre à Bordeaux et Paris.

Les Indiens ont-ils une âme ? C’était le sens de la dispute de Valladolid (1550). Les enfants nés de GPA ou de PMA sont-ils des humains créanciers de droit ? C’est le sens de la polémique actuelle qui, au-delà de sérieuses questions de fond, n’est pas exempte d’autres plus électorales.

La fin d’une hypocrisie

Quel est l’état du droit positif ? Aujourd’hui, le Code civil indique que « les conventions ayant pour effet de conférer une valeur patrimoniale au corps humain, à ses éléments ou à ses produits sont nulles » (art. 16-5).

En termes profanes, le commerce lucratif du corps sort du cadre licite admis des conventions. C’est dans cette veine que la Cour de cassation avait estimé qu’il était contraire au principe de l’indisponibilité de l’état des personnes, principe essentiel du droit français, qu’une convention portant sur la GPA, licite à l’étranger mais nulle au regard de l’ordre public, ait des effets sur la filiation.

En application des dispositions légales du Code civil sur le « respect du corps humain », la demande de transcrire dans l’état civil français l’acte de naissance d’un enfant conçu de manière licite à l’étranger mais illicite en droit français est refusée.

C’est ce point que la CEDH a contesté en condamnant la France, qui n’a pas fait appel. Les services de l’état civil français devraient donc retranscrire l’acte de naissance, sauf à nier la pertinence de l’arrêt de la CEDH, ce qui serait lourd de conséquences quant au respect dû aux traités.

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Lever le tabou de la Constitution

Et si la crise contenait enfin un motif d’espérance? Pour la première fois depuis longtemps, la question des institutions de la Ve République revient dans les conversations.

Le niveau de popularité très faible du président Hollande, les appels ici ou là à une démission, voire une dissolution, alors que le chômage ne se résorbe pas à un niveau très haut bousculent l’omerta qui sert de bouclier aux institutions.

Quel rapport entre la situation économique et la politique? On pourrait répondre par cette question: est-ce qu’un pays systématiquement coupé en deux peut sérieusement se mobiliser pour retrouver le dynamisme économique qui fait défaut, partager l’effort et garantir le progrès social?

L’élection du président de la République dans le cadre des institutions clive, divise, sépare.

La folie cachée de ces institutions est que la moitié du pays pourrait gouverner contre l’autre. Elles furent conçues alors que la France était encore un pays largement rural – les bouilleurs de cru pouvaient faire tomber Mendes France –, l’armée faisait des putschs et quadrillait l’Algérie, la classe ouvrière tenue en lisière. «Il n’y aura plus que les communistes et nous», prophétisait Malraux. C’était il y a mille ans…

Il fallait anéantir le centre parlementaire dominant la IVe et ce fut là tout l’objectif d’une Constitution de combat. Cela a fonctionné, sauf que la sociologie française s’est révélée infiniment plus complexe avec la révolution industrielle, les cols blancs, la jeunesse qui s’est dressée contre cette architecture binaire. Ce furent mai 1968 et le départ contraint du général de Gaulle en 1969.

La gauche s’est parjurée en 1981 en ne changeant rien, mais rien du tout. Mitterrand pour qui la Ve, c’était «le coup d’État permanent» a tout accepté. Certains l’appelaient, il est vrai, Dieu… Peuple caméléon, peuple singe du maître… oublieux de Mendes France, le vrai battu de 1981, pour qui la Ve refoulait la démocratie avec une Assemblée rabaissée, diminuée, matée et un homme en haut qui prétendait tenir lieu d’État, quelle que soit la qualité du titulaire de la charge.

Il faut apprendre à se coaliser lorsque c’est nécessaire, comme en Allemagne, sortir les schémas de guerre civile de nos têtes, assurer la représentation fidèle des citoyens au Parlement.

L’indépendance complète de la justice, une Assemblée des territoires et de la société civile en lieu et place du Sénat (projet de Constitution TC en ligne) sont d’autres nécessités.

Un président arbitre, un Parlement rehaussé et représentatif, des citoyens associés aux choix politiques: il est temps de lever le tabou de la Constitution.

 

Retrouver cet edito dans le supplément du 25 septembre de Témoignage Chrétien

Nicolas Sarkozy, la famille et les homosexuels

sarkozyDe façon tout à fait surprenante l’ancien président, dans son one man show de 40 minutes généreusement offertes par le service public, est revenu sur la loi du mariage pour tous. Sans préciser ses intentions quant au devenir du texte, il a critiqué la loi sans nuance après avoir dénombré sans doute les manifestants aux cortèges du printemps 2013.

A l’époque, il avait été beaucoup plus prudent, son épouse laissant transparaître par ailleurs une forme de sympathie pour la loi.

Mais pire que cela, qui relève d’un opportunisme électoral somme toute assez banal, sur France 2, M. Sarkozy a reproché à l’exécutif « d’avoir utilisé les homosexuels contre la famille ».

Vraiment ? Difficile à croire lorsque l’on se souvient des prudences du Président de la République François Hollande devant l’association des maires de France évoquant le droit à une objection de conscience pour des élus récalcitrants à la célébration des mariages entre personnes du même sexe.

Ensuite, dire cela, c’est non seulement nier le droit à fonder une famille, c’est mettre les homosexuels hors les familles, comme une espèce à part, des bouchons de liège à la surface des eaux.

Discriminant et médiocre…

La maladresse d’Emmanuel Macron et le bal des hypocrites

 

macronLa fureur déclenchée par les propos d’Emmanuel Macron n’a d’égale que l’hypocrisie de ceux qui s’indignent.

Sûr que le mot a pu blesser, l’illettrisme caractérise la situation d’une personne qui ne domine pas parfaitement la lecture des chiffres, la lecture.

Donc une personne affaiblie pour affronter une nouvelle situation sociale et soumise à la précarité de l’emploi qu’elle occupe. C’est le cas de certaines salariées de Gad.

Les propos du ministre ne disaient rien d’autre à savoir qu’on ne pouvait pas les considérer comme du coke en stock, les déplacer comme des pions.  Maladroits, ils n’en étaient pas moins bienveillants, solidaires.

Certains ont dit que cela trahissait son origine sociale, peut-être, et ce n’est même pas sûr.

Dans tous les cas son intention était bonne, et certainement pas méprisante dans les objectifs recherchés.

Quant à ceux qui s’attachent aux formes, hier, à la défense  des « sans-dents », aujourd’hui à la dignité des salariées de Gad, souhaitons qu’on les entende encore demain s’ils reprenaient le pouvoir.

On voit bien ce qui dicte leur souci de la forme. Je ne suis pas sûr qu’ils aient alors le même souci de fond.

Alors on regrettera M. Macron

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Invité du Club de la Presse sur Europe 1

Invité hier soir au Club de la Presse sur Europe 1

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Jean-Pierre Mignard dans « Le Club de la Presse… par Europe1fr


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