La remise des caches d’armes de l’ETA à la police française est d’abord et avant tout une nouvelle qui conforte l’ordre public. Dans une période troublée et dangereuse nul ne peut mépriser une telle initiative qui fera définitivement taire ces armes. Il faut à ce titre saluer l’initiative des Artisans de Paix. Ce sont toujours des médiateurs libres et désintéressés et seulement motivés par le retour à la paix qui permettent la réussite de ce type de processus. Il faut les en remercier et les pouvoirs publics ne pas entraver leur action.

Pour avoir connu à titre professionnel des initiatives similaires c’est à titre personnel que je m’exprime sur ce qui se déroulera à Bayonne samedi 8 avril et que  je soutiens l’initiative des Artisans de la Paix.

Reste que la paix doit revenir dans les cœurs et les esprits en Espagne et en Euskadi. C’est un processus lent car les victimes des violences, et elles seules, disposent du pouvoir de pardonner. La justice restauratrice doit être parallèle à la justice tout court. Et le moment venu la réconciliation succéder au chagrin et à la haine.